Pouvez vous vous présenter ?
Je m’appelle Patrice Campo, j’ai 38 ans, je suis originaire de Lyon et je travaille au journal La Montagne depuis une douzaine d’années et je suis à la rubrique Football depuis trois ans.

Quel est votre parcours ?
J’ai fait des études d’économie jusqu’en Maîtrise et ensuite j’ai attaqué sur le tas avec des petits contrats à La Montagne et j’ai également fait un contrat de qualification au journal avec une formation en alternance dans une école de journalisme à Paris.

Qu’est ce qui vous a donné envie de faire ce métier ?
Depuis que je suis ado j’ai envie de faire ce métier, j’avais l’impression que cela me permettrait de voyager, de connaître du monde sans cesse, de ne jamais travailler avec les mêmes personnes, de ne pas avoir d’horaires fixes parce que j’ai horreur de ça! Je suis à l’écoute des gens, je suis curieux donc je crois que c’était assez lié à ce métier et après il s’est trouvé que j’ai eu une opportunité pour couvrir le football, ce que je n’ai pas fait au début. Le football est une de mes passions, donc je concilie deux choses importantes.

Pouvez vous décrire votre journée type ?
Justement comme je disais tout à l’heure, je n’ai pas d’horaires donc je n’ai pas trop de journée type. En semaine, c’est plutôt des horaires en journée, je viens aux entraînements, je travaille essentiellement l’après midi pour passer des coups de fil, se renseigner à droite à gauche et puis le week-end c’est la couverture des matchs, c’est essentiellement le soir. C’est un peu plus tranquille si les matchs sont à domicile et les journées sont à rallonge quand les matchs sont à l’extérieur puisqu’il faut faire les déplacements.

Vous vous occupez essentiellement du Clermont Foot ?
Oui le Clermont Foot, nous sommes deux au journal sur la rubrique football. On fait le Clermont Foot mais aussi le championnat de CFA, CFA2 et également la DH, je passe les dimanches après midi à couvrir des matchs de Division d’Honneur aussi ce qui est très bien !

Que préférez vous dans votre métier ?
Le contact avec les gens, rencontrer des gens. Avant quand je faisais de l’information locale, j’allais voir des hommes politiques, des policiers, toute sorte de gens, des gens dans des associations. Maintenant c’est un petit peu moins varié puisque je vois essentiellement des gens dans le milieu du football mais entre le football pro et le football amateur il y a plein de gens différents, c’est très intéressant, c’est ce contact là qui me plaît. Comme on dit toujours dans notre métier, si on n’avait pas à écrire, on ferait un métier formidable puisque le plus important est le contact, voir des matchs, voir des gens et après il faut écrire c’est un peu plus compliqué mais ça se fait bien aussi !

Que pensez vous de l’évolution du journalisme et de votre média en particulier ?
Alors on dit depuis longtemps que la presse écrite est vouée à disparaître avec l’avènement d’Internet. J’entends cela depuis que je suis dans le métier, depuis dix-douze ans, pour l’instant ce n’est pas le cas. C’est sûr qu’on s’oriente vers d’autres types de média, mais en fait l’écrit, même via Internet, reste important. Pour moi c’est plutôt une bonne chose, je ne suis pas trop à l’aise dans les autres médias. Quant à l’évolution du journalisme, au niveau de la couverture du football par exemple, c’est de plus en plus compliqué étant donné que c’est de plus en plus encadré. Heureusement il reste des clubs très abordables comme le Clermont Foot ou comme Lyon aussi que l’on a eu à couvrir pour la Coupe de France, qui est très abordable malgré son statut. En revanche il y en a d’autres où c’est beaucoup plus compliqué, on l’a vu à Monaco. Et puis même le Clermont Foot, quand le professionnalisme arrive c’est un peu plus compliqué, c’est un peu plus encadré donc c’est parfois plus artificiel mais on essaie quand même de s’adapter, de sortir des choses un peu originales !

Quel est votre meilleur souvenir ?
Jusqu’à présent, la montée en Ligue 2. Cela faisait six mois que j’étais à la rubrique football, c’était un très gros événement pour le club. L’exploit du PSG, je l’avais vécu en tant que spectateur. En tant que journaliste c’est vraiment la montée en Ligue 2, c’était vraiment une grande soirée. Après il y a eu Lyon aussi mais c’était un peu différent. Je pense que la montée est mon meilleur souvenir !

Quels conseils donneriez vous à un ou une future journaliste ?
De persévérer parce qu’il n’est pas simple de percer dans ce métier, de s’accrocher et avant tout d’essayer de débuter dans le métier quelle que soit la tâche. En ce qui me concerne je n’ai pas commencé dans le football, j’ai commencé par faire de la locale mais quand on a un pied dans le métier et qu’on y est après on finit souvent par obtenir ce que l’on veut !

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