Tout d’abord, pouvez vous vous présenter ?
Christelle Petitcolas, 38 ans, directrice adjointe de la communication de la ville de Narbonne.

Quel est votre parcours ?
Après un bac B, j’ai obtenu le diplôme de l’Institut d’Etudes Politiques de Toulouse. J’ai ensuite préparé une Licence et une Maîtrise d’Information et de Communication à L’Institut Français de Presse rattaché à Paris II –Assas. Enfin j’ai obtenu un DESS Communication, Politique et Animations Locales à L’UFR de Sciences Politiques à la Sorbonne. J’ai obtenu ce diplôme en novembre 1992 et j’ai débuté en juin 1993 à la ville de Chilly-Mazarin (91) comme journaliste municipale. J’avais en charge la rédaction et la mise en page du mensuel de 24 pages de la commune. En 2001, j’ai pris la direction du service communication de cette commune que j’ai quittée en 2003 pour la ville de Narbonne (11) où j’occupe actuellement le poste de directrice adjointe de la Communication en charge de l’ensemble de la Communication institutionnelle.
Après avoir été contractuelle pendant 7 ans, j’ai passé le concours d’attaché territorial en 2001 afin de pouvoir changer plus facilement de collectivité. Mais je n’arrive toujours pas à me dire que je suis fonctionnaire !

Qu’est ce qui vous a donné envie de faire ce métier ?
L’envie d’avoir un métier qui « bouge » en alliant l’aspect politique et l’intérêt du service public, valoriser l’action d’une équipe municipale tout en informant la population dans une démarche citoyenne et participative.

Pouvez vous présenter en quelques mots le service communication de la Ville de Narbonne ainsi que les principaux supports qu’il a en charge ?
Le service communication de la ville de Narbonne est composé d’une équipe restreinte avec un directeur, en charge également de la viticulture et du développement durable, mais aussi de toute la communication événementielle, un photographe, une assistante et moi-même. Nous allons bientôt intégrer un jeune diplômé pour s’occuper des NTIC en particulier de notre site internet.
Nous « externalisons » de ce fait toutes nos actions à des prestataires de services . La conception de campagnes d’affichages, la rédaction et la mise en page du journal municipal, la conception de plaquettes ou autres documents. Nous travaillons avec des agences de communication et des imprimeurs. Nous gardons en interne la mise à jour et l’évolution du site internet et les relations presse. Nous réalisons 2 supports écrits : Narbonne infos, le journal municipal (12 pages , diffusion toutes les 3 semaines) et Narbonne Attitude, une lettre d’information dédiée au développement durable à la parution plus irrégulière et le site internet. Par ailleurs nous éditons de nombreuses plaquettes, brochures, flyers…

Pouvez vous décrire une journée type?
Il n’y a aucune journée type, c’est tout l’intérêt du travail. Chaque journée ne ressemble pas à ce que l’on s’est imaginé en arrivant au bureau le matin ou fixé comme tâches. Du fait de l’externalisation de toutes les actions de communication, j’ai un rôle de conseil auprès des services municipaux, de coordination avec les prestataires de services, et de force de propositions auprès de ma direction et des élus. De façon générale, je passe beaucoup de temps au téléphone, à modifier des documents, à briefer les agences et à régler divers problèmes quand je ne suis pas en réunion !!!

Qu’est ce qui fait la spécificité de la communication dans une structure telle qu’une ville?
Dans une ville, la communication est l’interface entre l’équipe municipale et les habitants. C’est un rôle de médiateur pour que les messages entre ces deux acteurs passent le mieux possible dans un sens comme dans l’autre, car la participation des habitants est désormais incontournable. L’objectif final est de faire réélire le maire ! c’est un objectif à atteindre, un challenge et une forte motivation pour innover et faire mieux.

Quels sont les contraintes notamment au moment des élections municipales ?
La communication est une fonction particulièrement sensible dans une collectivité locale. Au moment des élections, nous sommes encore plus exposés. Il faut être vigilant au regard de la réglementation et être prêt à rebondir en cas d’échec, même en tant que fonctionnaire…

Que préférez vous dans votre métier ? et qu’aimez vous le moins ?
C’est avant tout dans le contact avec des personnalités différentes que je m’enrichis au quotidien, j’aime aussi chercher la meilleure façon de faire passer un message. Je reste toujours admirative du travail des créatifs : faire passer un message à travers un simple visuel et une accroche. L’intérêt également dans un collectivité locale c’est de travailler sur des domaines à chaque fois différents : la petite enfance, le site Internet, un nouveau chantier, le tourisme… On ne fait jamais la même chose. C’est un travail d’équipe, c’est aussi l’intérêt des échanges et de la transversalité dans une structure.
Ce que j’aime le moins, c’est parfois la sensation de faire trop de choses en même temps sans pouvoir toujours avoir une vison d’ensemble.. Pour bien communiquer il faut anticiper mais préparer la communication d’une manifestation se déroulant dans 6 mois oblige toujours à se projeter dans le temps. C’est déroutant. De même que le côté « toujours dans l’urgence » m’agace quand on aurait pu prévoir…

Quel regard portez vous sur l’évolution de la communication depuis vos débuts ?
Je crois que la communication s’est fortement professionnalisée. Les diplômés sont désormais légion dans les services communication des collectivités. C’est un plus indéniable pour la reconnaissance de la profession. Les élus sont conscients de l’importance d’avoir une bonne communication mais ils ne savent pas toujours le reconnaître. On remercie toujours les services techniques, rarement la communication or, à un moment ou à un autre elle, est forcément impliquée dans toute action de la collectivité.

Quel est votre meilleur souvenir ?
Mon dernier meilleur souvenir, plutôt. C’est le 4 décembre dernier lorsque le Maire a reçu 4 @ au Label villes internet, notamment pour le nouveau site mis en ligne en mars dernier. C’est valorisant de voir un travail récompensé, un travail d’équipe puisque le projet a été mené avec la direction informatique.

Quel(s) conseil(s) pourriez vous donner à des étudiants en communication?
Le seul conseil à donner c’est d’être curieux, de s’intéresser à des domaines aussi variés que possible pour puiser des idées.. La curiosité poussera toujours à aller plus loin et à faire mieux !

Voir le site Internet de la ville de Narbonne : http://www.mairie-narbonne.fr/

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Une réponse à “Christelle Petitcolas, directrice adjointe de la communication de la ville de Narbonne : « un rôle de médiateur »”
  1. Seconde vie d’un billet at Axounet dit :

    [...] Il y a quelques semaines, je publiais une interview de Christelle Petitcolas, directrice adjointe de la communication à la Ville de Narbonne. Surprise de dévouvrir ce mini article dans Midi Libre du 4 janvier dernier ! [...]

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