Tout d’abord, peux tu te présenter ?
Jülide Bigat, 29 ans, je suis chargée de communication événementielle. Je travaille pour le compte d’agences de communication ou pour les services communication d’entreprises.

Quel est ton parcours ?
Après une licence de commerce international et une première expérience d’un an et demi comme assistante export chez Catimini les habits pour enfants, j’ai découvert la communication événementielle, plutôt culturelle. J’habitais à l’époque à Nantes une ville qui a une activité culturelle intense et un lieu pour l’exprimer assez « précurseur » : le Lieu Unique, scène nationale gérée par la ville.
Des événements qui rassemblent les gens avec des projets comme les Greniers du siècle m’ont complètement séduite : il s’agissait de laisser en dépôt, pour 100 ans un objet qui représentait à ses yeux le 20ème siècle (bijoux, correspondance, jouet, bouteille de vin etc), en échange d’un petit certificat de dépôt pour sa descendance. Tous les objets ont été mis dans des boites en fer, scellés pour 100 ans. Autour de 2100, une exposition devrait alors être organisée et les futures générations découvriront les objets que nous avons laissé en témoignage de notre époque.
Ce type d’événement et bien d’autres ont été pour moi comme des coups de foudre. L’organisation d’événements m’est apparue comme une évidence, une voie à suivre. Je m’ennuyais à mon poste d’assistante export…
J’ai décidé de quitter mon boulot, mon appartement, j’ai vendu ma voiture et je suis « montée » à Paris. Avec l’argent mis de côté, je me suis payée une école de communication l’ISCPA, l’Institut des Médias. J’ai commencé par un stage à l’AACC sur l’organisation de la semaine de la publicité dans la nef du Louvre, puis j’ai enchaîné avec différents contrats pour des agences d’événements (Carré d’As, ActuEvents…), de design événementiel (Arthème Créations). J’évolue depuis d’agence en agence au gré des contrats et des missions.

Je me suis également naturellement tournée vers des postes de chargée de Communication, notamment pour Unibail, leader dans l’investissement de centres d’affaires et d’expositions, me permettant de travailler sur des lieux comme Le Dôme des Quatre Temps à la Défense, NICETOILE ou le Carrousel du Louvre à Paris.

Qu’est ce qui t’as donné envie de faire de la communication ?
J’aime travailler dans des domaines variés et plonger à chaque fois dans un univers nouveau, celui de l’entreprise, de la collectivité.. Tous ont des problématiques, une culture, des codes, un vocabulaire. Il faut vite en saisir les clés afin de répondre au mieux… et parfois imaginer des réponses en terme de communication qui étonneront le client.

Pour revenir à mon coeur de métier l’événement, je pense qu’on peut vraiment parler de communication événementielle. On n’organise pas un événement pour faire un événement dans l’absolu ou pour dépenser de l’argent inutilement. Il y a toujours une volonté derrière. Une réponse originale, créative et rigoureuse à un objectif posé. C’est un métier où l’on ne s’ennuie pas ! Les choses vont vite, très vite. J’aime le changement et la nouveauté. Peu de métier offrent cette possibilité. .

Peux tu décrire ton poste actuel ?
Je viens de me mettre à mon compte comme freelance. Je propose donc mes services aux agences de communication, aux entreprises et collectivités. J’intègre leurs équipes pour un temps déterminé. Je travaille actuellement sur l’organisation des Contre-plongées de l’été à Clermont-Ferrand. C’est d’ailleurs avec beaucoup de plaisir que je m’investis sur cet événement culturel. L’édition 2007 du festival proposera des grands noms comme Gatlif ou Henri Texier, de beaux spectacles de compagnies d’art de rue comme Ziczazou mais aussi de la danse, du cinéma en plein air…une semaine consacrée à l’écriture et au langage… Le rendez-vous de l’été ! Vous l’aurez deviné, je travaille sur la communication du festival en collaboration avec Odile Robert la programmatrice.

Que préfères tu dans ton métier ? et qu’est ce que tu aimes le moins ?
Si je m’attache à parler d’événementiel, un moment formidable est celui du montage : on part d’un espace vide et l’on voit se monter heure après heure les cloisons, les décors éphémères, les lumières… et le résultat final est là. Ce moment où la manifestation prend vie est magique. Lorsque les invités arrivent, tout semble couler de source. Les choses sur lesquelles on a buté, parlementé, hésité et finalement trouvé des solutions, personne ne les voit. Les participants ne se rendent souvent pas compte du travail fourni, et c’est tant mieux ! Ils sont là pour profiter.

Plus généralement, j’aime travailler sur un média « vivant ». J’aime rassembler les gens pour une occasion particulière, créer de l’échange, une dynamique. Mais comme pour une pièce de théâtre, on est dans une représentation unique et on n’a pas le droit à l’erreur. L’événementiel est donc aussi un métier stressant, fatiguant et très impliquant.

Quel est ton meilleur souvenir ?
La première fois qu’un client m’a confié la direction de son projet. Il s’agissait de l’organisation des prix Effie, LE prix pébliscité par les annonceurs, qui récompense les campagnes de communication pour leur efficacité mesurée et prouvée. Une soirée publicitaire parisienne qui rassemble 700 personnes chaque année. Un grand moment personnel et professionnel.

Quelles sont les qualités nécessaires pour travailler dans l’événementiel ? ?
Pour organiser un événement il faut être rigoureux, pragmatique, logique et créatif.

Quel regard portes-tu sur l’évolution de la communication ?
Je n’ai pas encore assez de recul pour répondre à cette question. Rendez-vous dans 10 ans !

Quel(s) conseil(s) pourrais tu donner à des étudiants en communication?
D’être ouvert, curieux et de ne pas se décourager. La communication attire beaucoup de jeunes et il y a peu de postes disponibles. Il me semble que le milieu de l’événement est encore plus difficile à pénétrer, il fonctionne principalement par réseau. J’ai envie de dire exclusivement.

As tu des livres à conseiller ?
Le livre de William Perkins, un mégalo de l’événementiel. Mais aussi un pilier du métier, fondateur de la fameuse Villacoublay, une des toutes première agence événementielle crée dans les années 70.

As tu des projets ?
Beaucoup !!!!!!!!!
J’ai le projet d’ouvrir une petite agence de wedding planner. J’aimerais diriger cette agence en parallèle à mon activité freelance dans l’événementiel et la communication.
Un coup de coeur, encore !!

6 réponses à “Rencontre avec Jülide Bigat, chargée de communication événementielle.”
  1. fouque dit :

    Ton parcours ressemble au mien. A la difference c’est que moi je n’arrive pas à trouver du travail parce que je n’ai pas de diplôme en com. Alors que dois-je faire ? tu t’y connais mieux que moi, as tu des tuyaux à me donner? la question que je me pose dois-je m’inscrire dans une école de com à 27 ans? je ne sais… donne moi un conseil j’en ai besoin je suis perdue.. merci d’avance.

  2. Jülide Bigat dit :

    Bonjour,

    Il me semble que l’ANPE propose des stages “d’accès à l’entreprise” dont le fonctionnement est le suivant :
    - trouver un contrat en stage en entreprise
    - demander à l’anpe une convention de stage d’accès à l’entreprise

    Contrainte pour l’entreprise, vous embaucher au moins 6 mois à la suite de votre stage.

    Cela vous permet de démarcher les entreprises et agences en leur proposant de vous “tester” quelques mois avec comme obligation un CDD derrière. L’entreprise peut également recevoir une petite indemnisation pour cette période de “stage” où elle forme son salarié (de mémoire, autour de 2000 euros).

    A voir si cette formule existe toujours. C’est en tout cas un argument de poids lors d’un entretien !

    Bonne chance à vous,

    Julide

  3. el farissi dit :

    je suis dans le social et l’éducation populaire depuis 10 ans, et j’aimerai me reconvertir dans l’évènementiel sportif. j’ai participé bénévolement à la mise en place de grands évènement, la coupe du monde de rugby, quelles sont les démarches auprès des agences avec un cv sans école de commerce ? j’ai 34 ans…merci

  4. Angélique dit :

    Bonjour,

    Votre parcours m’intéresse beaucoup.
    Diplômée d’un Master professionnel de Communication, après avoir passé mon année d’apprentissage au sein d’un groupe industriel suédois en tant qu’assistante de communication chargée de l’organisation des salons pro. Je suis actuellement chargée de la communication (interne, externe et événementielle) d’une société de covoiturage.

    Mais ce qui me touche le plus chez vous, c’est que j’ai toujours voulu intégrer une agence de wedding planner, ce qui est très dur car généralement c’est une toute petite structure. J’ai d’ailleurs fait un mémoire sur les Wedding planners car ce milieu me plait énormément.
    Pourriez-vous me donner quelques précisions sur votre futur projet?
    Je vous remercie par avance.

    Angélique

  5. silvère dit :

    bjr je suis qu’un lycéen qui est en étude de marketing, et je dois pour le bac realisé une étude sur “la mise en valeur de l’offre par la communication événementielle”, j’aurais voulu savoir ce qu’est précisément la communication événementielle, et si vous pouvez m’aider sa n’est pas de refus, voala je vous remerci, si jamais vous auriez des informations à me faire passé n’hésitez pas a me les envoyé sur mon adresse internet, uspxv@hotmail.fr

  6. delestre charlène dit :

    Bonjour,

    J’ai pour projet de monter une agence d’événementiel en Picardie (organisation d’anniversaires, de mariages….

    je suis actuellement en poste à Paris mais je cherche à me rapprocher de ma région (Picardie) afin de pouvoir consacrer plus de temps à mon projet et pour connaitre une autre expérience avant de me lancer !

    Y’a t-il quelqu’un qui pourrait me donner des conseils pour la création ?

    Ou bien si mon CV intéresse quelqu’un en Picardie, je suis ouverte à toutes propositions de poste.

    Merci par avance.

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