BeCom, agence de relations presse, vient de s’installer à Clermont-Ferrand. Qui mieux que sa directrice générale, Raphaëlle Codoul, pour nous en parler. Rencontre.

Tout d’abord, pouvez-vous vous présenter ?
Bonjour, je m’appelle Raphaëlle Codoul, j’ai 26 ans et je viens de créer mon agence de Relations Presse B to B (business to business) et Grand Public à Clermont-Ferrand.

Quel est votre parcours ?
J’ai passé mon Bac littéraire à Chamalières, et l’année suivante, je suis partie étudier à Montpellier. J’ai obtenu une Licence CMOPC (Conception et Mise en Œuvre de Projets Culturels avec une spécialisation en Communication) à Nîmes mais je n’ai pas pu poursuivre dans ce secteur car la filière a été fermée, pour des raisons de rentabilité malheureusement ! J’ai obtenu mon Master 1 en Communication des entreprises et Multimédia à Montpellier, mais ça ne correspondait à mes attentes. Je suis donc partie à Aix en Provence, passer mon Master 2 en Information et Communication avec une spécialisation en Médiation des savoirs.
J’ai ensuite eu plusieurs expériences en agence à Montpellier, puis je suis partie à Paris, persuadée que c’était là-haut que tout se jouait dans mon secteur.

Qu’est ce qui vous a donné envie de faire ce métier ?
J’ai toujours eu l’envie d’écrire, et j’ai toujours aimé communiquer avec les gens. La curiosité d’apprendre, de transmettre, de comprendre le monde dans lequel nous vivons. Par chance, ce métier me permet d’allier mes envies à mes ambitions professionnelles.
Dans un contexte plus concret, c’est ma première expérience dans une agence à taille humaine qui m’a donné le goût de cette profession où j’étais à l’aise. J’ai eu l’occasion de travailler avec de grands groupes industriels et d’autres plus modestes, mais le plus captivant est de pouvoir s’immerger dans des univers différents, d’appréhender de nouveaux secteurs d’activité, permettre à de nouvelles sociétés, à des artistes de se faire connaître.

Pouvez-vous décrire votre agence en quelques mots ?
Nous sommes une agence à taille humaine récemment créée sur Clermont-Ferrand. Notre objectif principal est d’inscrire les projets de nos clients au cœur des enjeux de développement local en favorisant la synergie entre leurs besoins et les médias.
Notre clientèle est ciblée : les entreprises, principalement innovantes, les collectivités territoriales, les agences de communication globale et les collectifs d’artistes.
Nous développons des stratégies médias personnalisées, avec une réelle implication auprès de chacun de nos clients.
Notre mot d’ordre : disponibilité et réactivité.

Quel est selon vous le secret d’une campagne de relations presse réussie ?
Je ne rentrerai pas dans les détails techniques, mais le secret réside dans une bonne gestion logistique, un carnet d’adresse bien fourni et une disponibilité de tous les instants. Quand arrive l’heure du bilan, c’est la satisfaction des clients et des journalistes qui vient rendre compte du travail bien fait. Et pour nous, la satisfaction client est notre priorité.

Dans votre mailing, vous associez votre agence à « une nouvelle vision des relations presse », pouvez vous m’en dire plus ?
Bien sûr. Pour notre agence, l’important c’est l’écoute et la transparence. Nous privilégions l’immersion, comprendre notre client, son univers, son marché, afin de pouvoir identifier au plus près ses besoins réels. Il faut savoir se rendre disponible et indispensable, particulièrement dans une agence à taille humaine. Pour moi, notre métier doit enfin dépasser la taille du carnet d’adresse. C’est la qualité de notre travail qui prédomine. Certes, les relations s’établissent, et si on parle de mon Agence, je veux que ce soit pour son professionnalisme et non pour sa popularité !

Pouvez-vous décrire une journée type?
Je suis au bureau à 9h. Je privilégie le rédactionnel, l’administratif et mes recherches dans la matinée. L’après-midi est dédié au rendez-vous clients, aux relances, et aux réunions en interne. Je termine ma journée au bureau vers 18h30. Mais il m’arrive de travailler chez moi le soir.

Que préférez-vous dans votre métier ? et qu’aimez-vous le moins ?
Ce que j’aime, plein de choses à vrai dire, et je sais quelle chance c’est à notre époque. J’aime particulièrement la découverte, qu’il s’agisse d’un produit, d’un artiste, d’un projet. J’aime me sentir impliquée dans mon travail et plus particulièrement quand les retours sont positifs. Il n’y a rien de plus appréciable que la satisfaction d’avoir répondu aux attentes de mes clients.
Ce qu’il y a de très agréable également, c’est la dimension humaine dans mon métier, bien que nous soyons à l’heure du virtuel dans ce secteur d’activité. Mais le contact, les relations humaines sont une richesse essentielle que je privilégie chaque jour et particulièrement avec mon équipe.

Ce que j’aime le moins. Là aussi il y aurait beaucoup à dire. Le superficiel, l’hypocrisie, le manque de respect et d’humilité. Je dois avouer qu’à Paris à ce niveau j’ai été plus que servie. Sans faire de langue de bois, certains sont exécrables, surfactures, se moquent éperdument de leurs clients et font faire leur travail aux stagiaires non payés ! Je vous assure, c’est révoltant !

Y a t-il un type de média avec lequel vous préférez travailler ?
Il est vrai que j’ai un gros faible pour la presse écrite, mais j’aime aussi beaucoup travailler avec les radios.

Quel regard portez-vous sur l’évolution de la communication et des relations presse en particulier ?
Je crois qu’à l’heure actuelle, la communication est un atout essentiel à toute stratégie d’entreprise. Communiquer est indispensable quelque soit le secteur d’activité, pour la visibilité, pour se démarquer de la concurrence, pour faire ses compétences, son savoir-faire. C’est une véritable valeur ajoutée que nous proposons à nos clients. Il ne s’agit pas uniquement d’image. Et contrairement à la publicité, qui impose une image par un biais financier, les relations presse privilégient la pertinence et l’objectivité de l’information transmise aux journalistes.

Enfin, dernier point et non des moindre. Les RP sont monnaie courante à Paris, des grandes Multinationales aux TPE, toutes les structures ont recours à leurs services. Par contre en « province », c’est un secteur peu développé, il reste donc encore beaucoup à faire. Notre métier est encore mal connu. Si j’ai choisi l’Auvergne, c’est qu’après étude, je me suis rendue compte que c’était un bassin à fort potentiel économique et culturel, qui entrait dans une véritable dynamique d’ouverture. Il est clair que pour moi, les relations presse peuvent être un appui indispensable au désenclavement des régions avec la mise en lumière de toutes les richesses qu’elles possèdent.

Quel est votre meilleur souvenir ?
Mon meilleur souvenir, c’est le jour de l’ouverture de mon agence. Une réalisation professionnelle et bien sûr personnelle. Il reste un long chemin à parcourir, et bien qu’il y ait des doutes par moments, c’est une véritable aventure humaine ! Ma réussite ne dépendra que de moi. Un sentiment de liberté émane de ce choix professionnel.

Quel (s) conseil (s) pourriez-vous donner à des étudiants en communication?
Avant tout, je vous l’assure, privilégiez tant que vous le pouvez, la qualité de votre environnement professionnel car c’est un secteur où la concurrence est dure et les cadeaux sont rarement à l’ordre du jour. Il s’agit également de passion, aimer ce que vous faites est la condition sine qua non de votre réussite. Il reste bien sur vos qualités : la persévérance, une bonne plume, un excellent relationnel et ce que je crois être fondamental, votre curiosité !

Je souhaite bonne chance à Raphaëlle Codoul et ses collaborateurs. Merci à elle d’avoir pris le temps de répondre à mes questions

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