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BeCom, agence de relations presse, vient de s’installer à Clermont-Ferrand. Qui mieux que sa directrice générale, Raphaëlle Codoul, pour nous en parler. Rencontre.

Tout d’abord, pouvez-vous vous présenter ?
Bonjour, je m’appelle Raphaëlle Codoul, j’ai 26 ans et je viens de créer mon agence de Relations Presse B to B (business to business) et Grand Public à Clermont-Ferrand.

Quel est votre parcours ?
J’ai passé mon Bac littéraire à Chamalières, et l’année suivante, je suis partie étudier à Montpellier. J’ai obtenu une Licence CMOPC (Conception et Mise en Œuvre de Projets Culturels avec une spécialisation en Communication) à Nîmes mais je n’ai pas pu poursuivre dans ce secteur car la filière a été fermée, pour des raisons de rentabilité malheureusement ! J’ai obtenu mon Master 1 en Communication des entreprises et Multimédia à Montpellier, mais ça ne correspondait à mes attentes. Je suis donc partie à Aix en Provence, passer mon Master 2 en Information et Communication avec une spécialisation en Médiation des savoirs.
J’ai ensuite eu plusieurs expériences en agence à Montpellier, puis je suis partie à Paris, persuadée que c’était là-haut que tout se jouait dans mon secteur.

Qu’est ce qui vous a donné envie de faire ce métier ?
J’ai toujours eu l’envie d’écrire, et j’ai toujours aimé communiquer avec les gens. La curiosité d’apprendre, de transmettre, de comprendre le monde dans lequel nous vivons. Par chance, ce métier me permet d’allier mes envies à mes ambitions professionnelles.
Dans un contexte plus concret, c’est ma première expérience dans une agence à taille humaine qui m’a donné le goût de cette profession où j’étais à l’aise. J’ai eu l’occasion de travailler avec de grands groupes industriels et d’autres plus modestes, mais le plus captivant est de pouvoir s’immerger dans des univers différents, d’appréhender de nouveaux secteurs d’activité, permettre à de nouvelles sociétés, à des artistes de se faire connaître.

Pouvez-vous décrire votre agence en quelques mots ?
Nous sommes une agence à taille humaine récemment créée sur Clermont-Ferrand. Notre objectif principal est d’inscrire les projets de nos clients au cœur des enjeux de développement local en favorisant la synergie entre leurs besoins et les médias.
Notre clientèle est ciblée : les entreprises, principalement innovantes, les collectivités territoriales, les agences de communication globale et les collectifs d’artistes.
Nous développons des stratégies médias personnalisées, avec une réelle implication auprès de chacun de nos clients.
Notre mot d’ordre : disponibilité et réactivité.

Quel est selon vous le secret d’une campagne de relations presse réussie ?
Je ne rentrerai pas dans les détails techniques, mais le secret réside dans une bonne gestion logistique, un carnet d’adresse bien fourni et une disponibilité de tous les instants. Quand arrive l’heure du bilan, c’est la satisfaction des clients et des journalistes qui vient rendre compte du travail bien fait. Et pour nous, la satisfaction client est notre priorité.

Dans votre mailing, vous associez votre agence à « une nouvelle vision des relations presse », pouvez vous m’en dire plus ?
Bien sûr. Pour notre agence, l’important c’est l’écoute et la transparence. Nous privilégions l’immersion, comprendre notre client, son univers, son marché, afin de pouvoir identifier au plus près ses besoins réels. Il faut savoir se rendre disponible et indispensable, particulièrement dans une agence à taille humaine. Pour moi, notre métier doit enfin dépasser la taille du carnet d’adresse. C’est la qualité de notre travail qui prédomine. Certes, les relations s’établissent, et si on parle de mon Agence, je veux que ce soit pour son professionnalisme et non pour sa popularité !

Pouvez-vous décrire une journée type?
Je suis au bureau à 9h. Je privilégie le rédactionnel, l’administratif et mes recherches dans la matinée. L’après-midi est dédié au rendez-vous clients, aux relances, et aux réunions en interne. Je termine ma journée au bureau vers 18h30. Mais il m’arrive de travailler chez moi le soir.

Que préférez-vous dans votre métier ? et qu’aimez-vous le moins ?
Ce que j’aime, plein de choses à vrai dire, et je sais quelle chance c’est à notre époque. J’aime particulièrement la découverte, qu’il s’agisse d’un produit, d’un artiste, d’un projet. J’aime me sentir impliquée dans mon travail et plus particulièrement quand les retours sont positifs. Il n’y a rien de plus appréciable que la satisfaction d’avoir répondu aux attentes de mes clients.
Ce qu’il y a de très agréable également, c’est la dimension humaine dans mon métier, bien que nous soyons à l’heure du virtuel dans ce secteur d’activité. Mais le contact, les relations humaines sont une richesse essentielle que je privilégie chaque jour et particulièrement avec mon équipe.

Ce que j’aime le moins. Là aussi il y aurait beaucoup à dire. Le superficiel, l’hypocrisie, le manque de respect et d’humilité. Je dois avouer qu’à Paris à ce niveau j’ai été plus que servie. Sans faire de langue de bois, certains sont exécrables, surfactures, se moquent éperdument de leurs clients et font faire leur travail aux stagiaires non payés ! Je vous assure, c’est révoltant !

Y a t-il un type de média avec lequel vous préférez travailler ?
Il est vrai que j’ai un gros faible pour la presse écrite, mais j’aime aussi beaucoup travailler avec les radios.

Quel regard portez-vous sur l’évolution de la communication et des relations presse en particulier ?
Je crois qu’à l’heure actuelle, la communication est un atout essentiel à toute stratégie d’entreprise. Communiquer est indispensable quelque soit le secteur d’activité, pour la visibilité, pour se démarquer de la concurrence, pour faire ses compétences, son savoir-faire. C’est une véritable valeur ajoutée que nous proposons à nos clients. Il ne s’agit pas uniquement d’image. Et contrairement à la publicité, qui impose une image par un biais financier, les relations presse privilégient la pertinence et l’objectivité de l’information transmise aux journalistes.

Enfin, dernier point et non des moindre. Les RP sont monnaie courante à Paris, des grandes Multinationales aux TPE, toutes les structures ont recours à leurs services. Par contre en « province », c’est un secteur peu développé, il reste donc encore beaucoup à faire. Notre métier est encore mal connu. Si j’ai choisi l’Auvergne, c’est qu’après étude, je me suis rendue compte que c’était un bassin à fort potentiel économique et culturel, qui entrait dans une véritable dynamique d’ouverture. Il est clair que pour moi, les relations presse peuvent être un appui indispensable au désenclavement des régions avec la mise en lumière de toutes les richesses qu’elles possèdent.

Quel est votre meilleur souvenir ?
Mon meilleur souvenir, c’est le jour de l’ouverture de mon agence. Une réalisation professionnelle et bien sûr personnelle. Il reste un long chemin à parcourir, et bien qu’il y ait des doutes par moments, c’est une véritable aventure humaine ! Ma réussite ne dépendra que de moi. Un sentiment de liberté émane de ce choix professionnel.

Quel (s) conseil (s) pourriez-vous donner à des étudiants en communication?
Avant tout, je vous l’assure, privilégiez tant que vous le pouvez, la qualité de votre environnement professionnel car c’est un secteur où la concurrence est dure et les cadeaux sont rarement à l’ordre du jour. Il s’agit également de passion, aimer ce que vous faites est la condition sine qua non de votre réussite. Il reste bien sur vos qualités : la persévérance, une bonne plume, un excellent relationnel et ce que je crois être fondamental, votre curiosité !

Je souhaite bonne chance à Raphaëlle Codoul et ses collaborateurs. Merci à elle d’avoir pris le temps de répondre à mes questions

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Tout d’abord, peux tu te présenter ?
Jülide Bigat, 29 ans, je suis chargée de communication événementielle. Je travaille pour le compte d’agences de communication ou pour les services communication d’entreprises.

Quel est ton parcours ?
Après une licence de commerce international et une première expérience d’un an et demi comme assistante export chez Catimini les habits pour enfants, j’ai découvert la communication événementielle, plutôt culturelle. J’habitais à l’époque à Nantes une ville qui a une activité culturelle intense et un lieu pour l’exprimer assez « précurseur » : le Lieu Unique, scène nationale gérée par la ville.
Des événements qui rassemblent les gens avec des projets comme les Greniers du siècle m’ont complètement séduite : il s’agissait de laisser en dépôt, pour 100 ans un objet qui représentait à ses yeux le 20ème siècle (bijoux, correspondance, jouet, bouteille de vin etc), en échange d’un petit certificat de dépôt pour sa descendance. Tous les objets ont été mis dans des boites en fer, scellés pour 100 ans. Autour de 2100, une exposition devrait alors être organisée et les futures générations découvriront les objets que nous avons laissé en témoignage de notre époque.
Ce type d’événement et bien d’autres ont été pour moi comme des coups de foudre. L’organisation d’événements m’est apparue comme une évidence, une voie à suivre. Je m’ennuyais à mon poste d’assistante export…
J’ai décidé de quitter mon boulot, mon appartement, j’ai vendu ma voiture et je suis « montée » à Paris. Avec l’argent mis de côté, je me suis payée une école de communication l’ISCPA, l’Institut des Médias. J’ai commencé par un stage à l’AACC sur l’organisation de la semaine de la publicité dans la nef du Louvre, puis j’ai enchaîné avec différents contrats pour des agences d’événements (Carré d’As, ActuEvents…), de design événementiel (Arthème Créations). J’évolue depuis d’agence en agence au gré des contrats et des missions.

Je me suis également naturellement tournée vers des postes de chargée de Communication, notamment pour Unibail, leader dans l’investissement de centres d’affaires et d’expositions, me permettant de travailler sur des lieux comme Le Dôme des Quatre Temps à la Défense, NICETOILE ou le Carrousel du Louvre à Paris.

Qu’est ce qui t’as donné envie de faire de la communication ?
J’aime travailler dans des domaines variés et plonger à chaque fois dans un univers nouveau, celui de l’entreprise, de la collectivité.. Tous ont des problématiques, une culture, des codes, un vocabulaire. Il faut vite en saisir les clés afin de répondre au mieux… et parfois imaginer des réponses en terme de communication qui étonneront le client.

Pour revenir à mon coeur de métier l’événement, je pense qu’on peut vraiment parler de communication événementielle. On n’organise pas un événement pour faire un événement dans l’absolu ou pour dépenser de l’argent inutilement. Il y a toujours une volonté derrière. Une réponse originale, créative et rigoureuse à un objectif posé. C’est un métier où l’on ne s’ennuie pas ! Les choses vont vite, très vite. J’aime le changement et la nouveauté. Peu de métier offrent cette possibilité. .

Peux tu décrire ton poste actuel ?
Je viens de me mettre à mon compte comme freelance. Je propose donc mes services aux agences de communication, aux entreprises et collectivités. J’intègre leurs équipes pour un temps déterminé. Je travaille actuellement sur l’organisation des Contre-plongées de l’été à Clermont-Ferrand. C’est d’ailleurs avec beaucoup de plaisir que je m’investis sur cet événement culturel. L’édition 2007 du festival proposera des grands noms comme Gatlif ou Henri Texier, de beaux spectacles de compagnies d’art de rue comme Ziczazou mais aussi de la danse, du cinéma en plein air…une semaine consacrée à l’écriture et au langage… Le rendez-vous de l’été ! Vous l’aurez deviné, je travaille sur la communication du festival en collaboration avec Odile Robert la programmatrice.

Que préfères tu dans ton métier ? et qu’est ce que tu aimes le moins ?
Si je m’attache à parler d’événementiel, un moment formidable est celui du montage : on part d’un espace vide et l’on voit se monter heure après heure les cloisons, les décors éphémères, les lumières… et le résultat final est là. Ce moment où la manifestation prend vie est magique. Lorsque les invités arrivent, tout semble couler de source. Les choses sur lesquelles on a buté, parlementé, hésité et finalement trouvé des solutions, personne ne les voit. Les participants ne se rendent souvent pas compte du travail fourni, et c’est tant mieux ! Ils sont là pour profiter.

Plus généralement, j’aime travailler sur un média « vivant ». J’aime rassembler les gens pour une occasion particulière, créer de l’échange, une dynamique. Mais comme pour une pièce de théâtre, on est dans une représentation unique et on n’a pas le droit à l’erreur. L’événementiel est donc aussi un métier stressant, fatiguant et très impliquant.

Quel est ton meilleur souvenir ?
La première fois qu’un client m’a confié la direction de son projet. Il s’agissait de l’organisation des prix Effie, LE prix pébliscité par les annonceurs, qui récompense les campagnes de communication pour leur efficacité mesurée et prouvée. Une soirée publicitaire parisienne qui rassemble 700 personnes chaque année. Un grand moment personnel et professionnel.

Quelles sont les qualités nécessaires pour travailler dans l’événementiel ? ?
Pour organiser un événement il faut être rigoureux, pragmatique, logique et créatif.

Quel regard portes-tu sur l’évolution de la communication ?
Je n’ai pas encore assez de recul pour répondre à cette question. Rendez-vous dans 10 ans !

Quel(s) conseil(s) pourrais tu donner à des étudiants en communication?
D’être ouvert, curieux et de ne pas se décourager. La communication attire beaucoup de jeunes et il y a peu de postes disponibles. Il me semble que le milieu de l’événement est encore plus difficile à pénétrer, il fonctionne principalement par réseau. J’ai envie de dire exclusivement.

As tu des livres à conseiller ?
Le livre de William Perkins, un mégalo de l’événementiel. Mais aussi un pilier du métier, fondateur de la fameuse Villacoublay, une des toutes première agence événementielle crée dans les années 70.

As tu des projets ?
Beaucoup !!!!!!!!!
J’ai le projet d’ouvrir une petite agence de wedding planner. J’aimerais diriger cette agence en parallèle à mon activité freelance dans l’événementiel et la communication.
Un coup de coeur, encore !!

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Tout d’abord, pouvez vous vous présenter ?
Christelle Petitcolas, 38 ans, directrice adjointe de la communication de la ville de Narbonne.

Quel est votre parcours ?
Après un bac B, j’ai obtenu le diplôme de l’Institut d’Etudes Politiques de Toulouse. J’ai ensuite préparé une Licence et une Maîtrise d’Information et de Communication à L’Institut Français de Presse rattaché à Paris II –Assas. Enfin j’ai obtenu un DESS Communication, Politique et Animations Locales à L’UFR de Sciences Politiques à la Sorbonne. J’ai obtenu ce diplôme en novembre 1992 et j’ai débuté en juin 1993 à la ville de Chilly-Mazarin (91) comme journaliste municipale. J’avais en charge la rédaction et la mise en page du mensuel de 24 pages de la commune. En 2001, j’ai pris la direction du service communication de cette commune que j’ai quittée en 2003 pour la ville de Narbonne (11) où j’occupe actuellement le poste de directrice adjointe de la Communication en charge de l’ensemble de la Communication institutionnelle.
Après avoir été contractuelle pendant 7 ans, j’ai passé le concours d’attaché territorial en 2001 afin de pouvoir changer plus facilement de collectivité. Mais je n’arrive toujours pas à me dire que je suis fonctionnaire !

Qu’est ce qui vous a donné envie de faire ce métier ?
L’envie d’avoir un métier qui « bouge » en alliant l’aspect politique et l’intérêt du service public, valoriser l’action d’une équipe municipale tout en informant la population dans une démarche citoyenne et participative.

Pouvez vous présenter en quelques mots le service communication de la Ville de Narbonne ainsi que les principaux supports qu’il a en charge ?
Le service communication de la ville de Narbonne est composé d’une équipe restreinte avec un directeur, en charge également de la viticulture et du développement durable, mais aussi de toute la communication événementielle, un photographe, une assistante et moi-même. Nous allons bientôt intégrer un jeune diplômé pour s’occuper des NTIC en particulier de notre site internet.
Nous « externalisons » de ce fait toutes nos actions à des prestataires de services . La conception de campagnes d’affichages, la rédaction et la mise en page du journal municipal, la conception de plaquettes ou autres documents. Nous travaillons avec des agences de communication et des imprimeurs. Nous gardons en interne la mise à jour et l’évolution du site internet et les relations presse. Nous réalisons 2 supports écrits : Narbonne infos, le journal municipal (12 pages , diffusion toutes les 3 semaines) et Narbonne Attitude, une lettre d’information dédiée au développement durable à la parution plus irrégulière et le site internet. Par ailleurs nous éditons de nombreuses plaquettes, brochures, flyers…

Pouvez vous décrire une journée type?
Il n’y a aucune journée type, c’est tout l’intérêt du travail. Chaque journée ne ressemble pas à ce que l’on s’est imaginé en arrivant au bureau le matin ou fixé comme tâches. Du fait de l’externalisation de toutes les actions de communication, j’ai un rôle de conseil auprès des services municipaux, de coordination avec les prestataires de services, et de force de propositions auprès de ma direction et des élus. De façon générale, je passe beaucoup de temps au téléphone, à modifier des documents, à briefer les agences et à régler divers problèmes quand je ne suis pas en réunion !!!

Qu’est ce qui fait la spécificité de la communication dans une structure telle qu’une ville?
Dans une ville, la communication est l’interface entre l’équipe municipale et les habitants. C’est un rôle de médiateur pour que les messages entre ces deux acteurs passent le mieux possible dans un sens comme dans l’autre, car la participation des habitants est désormais incontournable. L’objectif final est de faire réélire le maire ! c’est un objectif à atteindre, un challenge et une forte motivation pour innover et faire mieux.

Quels sont les contraintes notamment au moment des élections municipales ?
La communication est une fonction particulièrement sensible dans une collectivité locale. Au moment des élections, nous sommes encore plus exposés. Il faut être vigilant au regard de la réglementation et être prêt à rebondir en cas d’échec, même en tant que fonctionnaire…

Que préférez vous dans votre métier ? et qu’aimez vous le moins ?
C’est avant tout dans le contact avec des personnalités différentes que je m’enrichis au quotidien, j’aime aussi chercher la meilleure façon de faire passer un message. Je reste toujours admirative du travail des créatifs : faire passer un message à travers un simple visuel et une accroche. L’intérêt également dans un collectivité locale c’est de travailler sur des domaines à chaque fois différents : la petite enfance, le site Internet, un nouveau chantier, le tourisme… On ne fait jamais la même chose. C’est un travail d’équipe, c’est aussi l’intérêt des échanges et de la transversalité dans une structure.
Ce que j’aime le moins, c’est parfois la sensation de faire trop de choses en même temps sans pouvoir toujours avoir une vison d’ensemble.. Pour bien communiquer il faut anticiper mais préparer la communication d’une manifestation se déroulant dans 6 mois oblige toujours à se projeter dans le temps. C’est déroutant. De même que le côté « toujours dans l’urgence » m’agace quand on aurait pu prévoir…

Quel regard portez vous sur l’évolution de la communication depuis vos débuts ?
Je crois que la communication s’est fortement professionnalisée. Les diplômés sont désormais légion dans les services communication des collectivités. C’est un plus indéniable pour la reconnaissance de la profession. Les élus sont conscients de l’importance d’avoir une bonne communication mais ils ne savent pas toujours le reconnaître. On remercie toujours les services techniques, rarement la communication or, à un moment ou à un autre elle, est forcément impliquée dans toute action de la collectivité.

Quel est votre meilleur souvenir ?
Mon dernier meilleur souvenir, plutôt. C’est le 4 décembre dernier lorsque le Maire a reçu 4 @ au Label villes internet, notamment pour le nouveau site mis en ligne en mars dernier. C’est valorisant de voir un travail récompensé, un travail d’équipe puisque le projet a été mené avec la direction informatique.

Quel(s) conseil(s) pourriez vous donner à des étudiants en communication?
Le seul conseil à donner c’est d’être curieux, de s’intéresser à des domaines aussi variés que possible pour puiser des idées.. La curiosité poussera toujours à aller plus loin et à faire mieux !

Voir le site Internet de la ville de Narbonne : http://www.mairie-narbonne.fr/

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Il y a quelque temps, j’ai eu l’occasion de passer une journée au sein de la chaîne locale clermontoise Clermont 1ère. J’en avais profité pour réaliser une interview du rédacteur en chef. Je n’avais pas encore pu faire le montage mais voilà, il est fait, il est tout chaud, c’est pour vous !!

Dans quelques jours, vous pourrez découvrir quelques images de la journée passée à la chaîne.

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Stéphanie Quéré, chargée des relations presse au Conseil régional d’Auvergne a accepté de répondre à quelques questions concernant son parcours, son métier … Interview à lire sans modération !!!

Tout d’abord, pouvez vous vous présenter ?
Stéphanie Quéré, 30 ans, attachée de presse du Conseil régional d’Auvergne depuis février 2005.

Quel est votre parcours ?
Après mon bac obtenu en Bretagne, j’ai intégré Sciences Po Paris en 1994, un peu par hasard. Je ne savais pas trop ce que je voulais faire professionnellement parlant (jusqu’au dernier trimestre de terminale, je voulais faire médecine !) et c’est une école qui a l’avantage d’être encore très généraliste. J’ai choisi l’option « Communication institutionnelle et politique », là encore un peu par hasard. Au cours de ces trois ans, j’ai enchaîné stages en politique de la ville à Brest, au Centre national du Théâtre et boulots de bibliothécaire, d’hôtesse d’office de tourisme, de standardiste d’entreprise, d’attachée parlementaire pour mettre un peu de beurre dans les épinards.
Je suis ensuite partie sur Reims pour préparer un DESS (master pro) « Administration locale, développement local et culturel » à la Fac de droit. Pas le temps de soutenir mon mémoire, Athéna, l’agence régionale du théâtre en Auvergne, avec qui j’avais travaillé lors de mon stage au Centre national du théâtre en 1996 sur l’organisation de rencontres sur le théâtre en milieu rural, me propose de venir travailler à Clermont-Ferrand. Deux heures pour donner ma réponse, je débarque dix jours plus tard en Auvergne en avril 1999 et j’y suis depuis !
4 ans à Athéna, en tant que chargée de mission, où je m’occupe de conseil aux collectivités territoriales en matière de développement de politiques culturelles (mise en place de saisons culturelles, de festivals, construction ou rénovation de lieux de diffusion), mais aussi un peu de communication avec la création et le suivi d’une publication d’information culturelle « L’échotier du Massif ».
A force de conseiller les collectivités sans pouvoir ensuite mettre en place les actions suggérées, j’ai eu envie d’y travailler. J’ai donc passé le concours d’Attaché territorial (cadre de la fonction publique territoriale) en 2002. Le temps de gérer une transition à Athéna (le Directeur partait en même temps que moi) et de trouver un poste intéressant, je débarque au Conseil régional d’Auvergne, comme déléguée territoriale à la formation professionnelle continue en avril 2003.
Point intéressant peut-être, je ne connaissais rien au milieu de la formation et j’ai été recrutée car mes compétences étaient « transférables » : contact, diplomatie, construction de projets… Je pense que c’est une donnée fondamentale, et un conseil, ne pas se laisser cloisonner dans un domaine et oser bouger !
En résumant grossièrement, il s’agissait alors pour moi d’acheter des formations pour des demandeurs d’emploi en analysant les besoins de recrutement des entreprises locales. Beaucoup de route (je gérais le Cantal et les bassins de Thiers et d’Ambert), beaucoup de belles rencontres professionnelles et personnelles, et de vraies satisfactions professionnelles avec l’impression de remplir une véritable mission de service public.

Tout cela pour en arriver à ce qui nous intéresse, le poste que j’occupe aujourd’hui. Le directeur de cabinet de Pierre-Joël Bonté, Simon Pourret, avec qui j’avais été en contact lorsque je travaillais à Athéna, m’a proposé fin 2004 de prendre le poste d’attachée de presse à la Région et je n’ai pas pu refuser !

Qu’est ce qui vous a donné envie de faire ce métier ?
C’est effectivement mon métier aujourd’hui mais je ne pense pas que je l’exercerai toute ma vie professionnelle. Dans ce qui m’intéressait avant d’accepter le poste, je dirais l’envie de toucher à tout. Quand on est attachée de presse à la Région, on parle un jour de développement de l’apprentissage, le lendemain de Vulcania, le surlendendemain de politique de l’environnement, de transport régional ou de construction d’un nouveau lycée. Bref, on est au cœur des choses. Sans être spécialiste d’un domaine, je suis finalement une des personnes qui connaît le mieux les dossiers régionaux. Parallèlement, on est en relation avec beaucoup de personnes différentes : élus, techniciens, journalistes. C’est parfois difficile à gérer mais c’est vraiment enrichissant.
Aujourd’hui, au-delà du plaisir du foisonnement, je rajouterais le désir de faire connaître au plus grand nombre ce qui se fait au sein des collectivités. On le sent presque comme un devoir quand on voit le peu d’intérêt ou pire, de crédibilité, que les citoyens accordent aux politiques. Je crois qu’il est important de montrer ce que l’on fait avec l’argent public, qu’on réhabilite la notion de service public. Pour donner envie aux citoyens de participer, de s’engager, il faut lui montrer que l’action publique est utile, que les élus font des choix, qui peuvent être discutés, qui doivent être discutés, dont ils sont responsables devant les électeurs, mais qui sont réels. Rien de pire que de laisser penser qu’on ne peut rien changer.

Pouvez vous décrire une journée type?
Démarrage pas trop tôt : vers 9h15 même si il y a souvent déjà des coups de fil sur le portable (instrument indispensable). Point avec le Directeur de la Communication sur les dossiers en cours (débriefing du point presse de la veille, point sur les dossiers en cours, sur la réunion de Cabinet à laquelle lui seul participe…). Récupération des informations techniques auprès d’un service et rédaction d’un dossier de presse (3/4 jours avant l’événement). Rédaction et envoi d’une invitation presse (7 jours avant l’événement). Accueil des journalistes sur une inauguration ou une présentation de projet. Organisation d’interview d’élus (Président ou vices-présidents) par téléphone ou en face à face. Après 18h : réponse aux mails reçus et fin de la rédaction du dossier de presse en cours, quand tout est calme. Départ du bureau : entre 20h et 21h.

Quel est selon vous le secret d’une campagne de relations presse réussie ?
Ce que je n’arrive malheureusement pas souvent à faire : prendre le temps.
Le temps de bien travailler son sujet, de se renseigner sur ce qui se passe concrètement sur le terrain (nom d’acteurs pouvant témoigner), sur ce qui se passe dans d’autres régions… Et après l’événement (conférence de presse, inauguration…), faire un communiqué avec quelques contacts « terrain » pour que les médias qui n’ont pas pu être présents puissent traiter le sujet, autrement qu’en reprenant le communiqué.

Qu’est ce qui fait la spécificité des relations presse dans une collectivité comme une région ?
Deux choses :
Le fait qu’on travaille à la fois pour une institution (la Région) et pour des élus (autant d’individualités) et ce qu’il nous semble important de mettre en avant pour l’institution n’est pas forcément ce sur quoi les élus veulent insister, et inversement.
Comme je le disais tout à l’heure la diversité des sujets abordés (finances publiques, projets culturels, politique sportive, filière bois, transport, installation agricole, formations de demandeurs d’emploi, lycées, aides aux entreprises…), qui peut faire un peu peur au début, mais qui est l’intérêt même de ce poste.

Que préférez vous dans votre métier ? et qu’aimez vous le moins ?
Bien que fonctionnaire, je n’ai absolument aucun travail administratif à faire, et ça c’est un vrai plaisir. Ensuite, ce qui me procure le plus de satisfactions et ce qui me déçoit le plus sont très liés. Je suis ravie quand on arrive à susciter l’intérêt sur un sujet qui peut paraître difficile, pas très grand public. Et donc déçue quand ça n’arrive pas. Et il est vrai que ce ne sont pas les sujets qui nous semblent les plus intéressants qui attire le plus la presse.
Je comprends les journalistes qui sont hyper sollicités, à qui on n’accorde pas de temps pour faire du reportage, approfondir les sujets et les suivre sur la durée. Pour moi, comme pour les journalistes j’imagine, la question du temps est frustrante. Car le temps de la communication n’est pas celui de l’action : on est dans l’immédiateté, le prêt à consommer, le zapping, on « lance » les choses, mais on ne peut pas s’autoriser la comparaison, on ne suit pas les mises en œuvre concrètes et on communique peu sur les bilans.
Je pense qu’on pourrait faire les choses différemment, plus intelligemment si j’ose dire, mais je n’ai pas encore trouvé la solution !

Y a t-il un type de média avec lequel vous préférez travailler ?
La radio. C’est encore, je crois, un espace de liberté. C’est aussi le média par lequel j’aime être informée. Le public touché est plus large que celui de la presse écrite. La télévision quant à elle est moins subtile, a besoin de sujets télégéniques et impressionne presque trop celui qui est interviewé. La spontanéité est rarement là. Par contre, j’adore le travail d’un garçon comme Kamel Tir sur France 3, que je n’ai par ailleurs jamais rencontré. Mais son utilisation de la musique, du décalage, sa façon de créer des ambiances sont sans doute proche de ce qui me plait dans la radio : la suggestion, le questionnement plutôt que l’image choc ou la démonstration par le raccourci.

Ça me plait de pousser les élus à répondre aux sollicitations de toutes les radios. Souvent eux ne sont attentifs qu’à France 3, à France Bleu, à la Montagne. Mais je pense qu’il est important de toucher d’autres personnes, les jeunes en particuliers. Les régions ont en charge les lycées, l’apprentissage, la formation professionnelle, les transports régionaux, nous avons aussi des actions dans les domaines sportifs, culturels… Et les jeunes journalistes des stations de radio osent poser les questions qui dérangent, exiger des élus des explications claires… Il y a pas mal de stagiaires dans les stations de radio, on leur confie tout de suite du travail de terrain et je pense que, pour tous ceux qui veulent travailler dans la communication, c’est une excellente école.

Quel regard portez vous sur l’évolution de la communication et des relations presse en particulier ?
Dans mes rêves, les relations presse sont à l’opposé d’une campagne de publicité. Je pense que l’objectivité n’existe pas mais je pense qu’on peut faire son travail honnêtement. La grande concurrence entre les messages pousse de plus en plus les collectivités territoriales à faire de la communication, du marketing… jusqu’à parfois « contaminer » également la fonction de relations presse. Il faudrait faire « accrocheurs », forcer le trait, inviter la presse tous les jours pour les inonder d’information, faire un peu pression sur les journalistes… Je suis fondamentalement contre mais force est de constater que malheureusement ça marche ! La santé financière des médias est aussi quelque chose qui me pose soucis. Quand les médias ont besoin des gros annonceurs comme par exemple Danone ou Peugeot, on peut douter de leur capacité à critiquer la composition des yaourts ou le rapport qualité/prix du dernier cabriolet. Ca ne me semble pas être plus grave que cela (on n’est pas totalement dupe des tests produits de beauté de Elle). Quand ce sont les collectivités locales ou l’Etat qui prennent des pages de pub, financent des émissions, ça me fait un peu peur pour la démocratie, l’indépendance des médias, même si je sais qu’on peut compter sur la vigilance des journalistes.
Internet est un nouveau moyen de s’informer qui a d’ailleurs parfois fait mal à la santé financière de presse écrite. Alors que je ne pourrais pas travailler sans, je pense que je gère aujourd’hui très mal ce média, alors que je pourrais mettre des informations sur le site de la Région (où il n’y a pas d’espace presse pour l’instant) ou, en connaissant bien les sites existants, leur transmettre des informations ciblées.

Quel est votre meilleur souvenir ?
Dûr… Je crois qu’à chaque fois que je croise des journalistes pas grognons qui me disent que le sujet traité est vraiment intéressant et avec qui on peut échanger sérieusement, qui me demande comment on pourrait approfondir la question, sans qu’ils me prennent pour la jeune fille blonde qui fait les photocopies, distribue les dossiers en souriant et essaie de leur « vendre » sa lessive, ça me laisse de très bons souvenirs professionnels !
Dans l’ambiance habituelle du « rien ne va », « tous pourris », « les fonctionnaires sont des fainéants », je crois que je suis heureuse quand je vois des journalistes qui s’intéressent aux choses qui marchent et qui me dise comme Alexandra, de Radio Scoop, « c’est bien de montrer qu’on fait des choses originales en Auvergne » (à propos d’un projet sur la mobilité des jeunes en Europe).
Sinon, une anecdote. Nuno Corvacho, journaliste au Publico (Le Monde portugais), à Clermont-Ferrand pour Europavox, m’a dit que je n’étais pas l’attachée de presse du Conseil régional mais celle de l’Auvergne, compliment qui a ravi la Bretonne, amoureuse de l’Auvergne, que je suis.

Quel(s) conseil(s) pourriez vous donner à des étudiants en communication?
Une règle d’or : on est toujours au service des journalistes et jamais l’inverse (du coup, eux ont le droit d’être capricieux)
Etre patient car la crédibilité vient avec le temps
Ne pas attendre de reconnaissance (ni des journalistes, ni des élus pour qui, bien évidemment, la couverture presse n’est jamais suffisante)
Etre honnête et oser dire non
Etre curieux. En savoir plus que son sujet.
Etre et rester enthousiaste.

Avez vous des livres à conseiller ?
Si c’est en matière de communication, non. Sinon, oui, plein de romans, mais on sortirait vraiment du sujet.

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Contactée par e-mail, Alexandra Musseau, qui a créé sa propre agence de conseil en communication à Marseille, a accepté de répondre à quelques questions pour parler de son métier.

Tout d’abord, pouvez vous vous présenter ?
Alexandra Musseau, Consultante en communication, 33 ans, fondatrice de l’agence Miss Alex, créée le 1er février 2003.

Quel est votre parcours ?
Après de passionnantes études de lettres et de communication, je débute comme correspondante à La Provence dans le cadre du Festival d’Avignon. L’événement “1998, centenaire de l’aviation”, organisé par WM Evénements, me donne l’opportunité d’apprendre les métiers de chargée d’édition et de communication. Le temps d’aiguiser ma plume de concepteur rédacteur, à l’agence Atalanta International, une vague m’emporte : Internet. Je deviens rédactrice en chef du projet “ça bouge à Marseille” qui sera le 1er webzine sur les NTIC. Tous les médias lui feront bonne presse (AFP, France 2, France 3, NRJ…). A sa suite, Newsmag et Tiscali me font responsable d’édition on-line.

Les métiers :
Journaliste presse écrite
Concepteur rédacteur off et on-line
Responsable d’édition off et on-line
Responsable de communication interne et externe

Pouvez vous décrire votre poste actuel ?
Consultante en communication
Sa mission : accompagner les entreprises dans leurs actions de communication, les aider à définir leurs objectifs et les guider dans leurs achats. Pour que la communication devienne un vrai investissement et non plus une dépense.
Miss Alex est une agence spécialisée dans :

• Le conseil et la stratégie

• La communication écrite

• Les relations presse

Qu’est ce qui vous a donné envie de faire ce métier ?
Le dynamisme, la diversité des missions et des métiers que couvre la communication. L’ouverture d’esprit qu’il demande, la réactivité et la possibilité d’être au carrefour de beaucoup d’univers et de gens.

Pouvez vous décrire une journée type ?
Un communicant est nécessairement proactif, une journée type est faite de beaucoup de petites tâches à faire quasi simultanément : répondre au téléphone, aux différentes demandes qui émanent des appels, des emails etc…

Que préférez vous dans votre métier ? Et qu’aimez vous le moins ?
La stratégie est vraiment ma spécialité. Ce que j’aime le moins les RP (relations presse)

Quel est votre meilleur souvenir ?
Le premier client Miss Alex et sa première campagne : le borne VoxPopuli sur la guerre en Irak, pendant la Fête de l’Internet.

Quel regard portez vous sur l’évolution de la communication depuis vos débuts ?
L’Internet a profondément transformé la communication, un bon communicant doit aujourd’hui connaître tous les ressorts de la webcommunication : référencement, stratégie de diffusion, blog, forum…

Que diriez vous à une personne qui n’est pas très disposée à communiquer sur sa structure ?
Qu’il n’a jamais travaillé avec Miss Alex, et qu’une bonne communication c’est une communication personnalisée et évolutive avec un budget transparent poste par poste et un calendrier précis de travail et des objectifs à atteindre.

Quelles sont les principales étapes pour réaliser un bon audit d’une entreprise ?
D’abord l’écoute, la compréhension du métier et du marché de l’entreprise, son positionnement et arriver à définir avec cette entreprise des objectifs concrets et bien ciblés.

Selon vous, quelles sont les clés d’une bonne campagne de relations presse ?
La personnalisation des contacts presse donc faire du phoning : convaincre, séduire et préparer les journalistes à la réception de la campagne en question. La diffusion par mailing d’un communiqué n’a en général aucun retour, les journalistes ne lisent pas les communiqués. Egalement se débrouiller pour être dans l’actualité d’une manière ou d’une autre. Ou mieux créer l’actualité.

Sur votre site Internet, j’ai vu, concernant les outils de relations presse, un élément qui attire ma curiosité : les salles de presse en ligne, pouvez vous en dire un peu plus sur cet outil ?
C’est juste une salle de presse où les journalistes peuvent télécharger tous les supports dont ils ont besoin : dossier de presse, communiqué, visuels, etc… cela évite au communicant de renvoyer 4 fois au même journaliste le même communiqué. Cela permet de rendre disponible en permanence les informations qu’on souhaite diffuser. C’est une page web avec des docs à télécharger.

Selon vous, quelles sont les qualités d’un bon communicant ? Et au contraire les principaux “défauts” qu’il ne faut pas avoir ?
Qualités : l’écoute, la disponibilité, la passion, la capacité à savoir retranscrire fidèlement la demande d’un client, être réactif, se faire beaucoup de réseaux, être un bon concepteur-rédacteur et être un bon internaute, être très curieux en général et surtout être très COURTOIS.

Défauts : Parler et savoir mieux que le client, trop parler, ne parler que de soi, n’avoir jamais le temps, être mou, manquer de réactivité, être dans l’attente.

Quel(s) conseil(s) pourriez vous donner à des étudiants en communication ?
Apprendre à être un bon rédacteur, savoir bien lire, décoder les symboles (stylistique) et manier les différents champs sémantiques.
Avoir une bonne formation sur tous les supports de communication : papier, Internet, radio, tv…
Avoir des notions de marketing et de techniques du web.

Avez vous des lectures à conseiller ? Le Bescherelle et le Larousse ;)

Découvrir le site de l’agence

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Pouvez vous vous présenter?
Je m’appelle Véronique Bagros. Je suis attachée de presse indépendante, c’est-à-dire installée à mon compte, depuis peu.

Quel est votre parcours?
J’ai commencé des études de médecine car je souhaitais être chirurgienne et me spécialiser dans la main. Après mon PCEM1, j’ai suivi, en même temps que mon PCEM2 des cours de droit, car il me semblait important d’avoir des notions juridiques. Et puis tout a basculé avec un boulot d’été que nous avons monté avec des copains et qui nous a lourdement endettés. J’étais la seule à ne pas être en fin d’études et j’ai monté une “feuille de choux” qui, à coups d’encarts publicitaires, nous a permis de revoir le jour financièrement. Après cela, je n’ai pas eu le courage de reprendre des études longues et j’ai emprunté pour m’offrir une école de publicité et de marketing à l’issue de laquelle j’ai démarré ma vie professionnelle dans la publicité, à Paris. Une opportunité de carrière m’a amenée à Clermont-Ferrand. J’ai commencé par la filiale d’une grosse agence parisienne, RSCG, puis une agence locale qui avait des ambitions nationales. En fait, la pub en province ne m’enchantait pas. Elle m’a donné l’occasion de faire quelques relations presse pour un client et c’est là que j’ai attrapé le virus. J’ai eu la chance de rencontrer un type fabuleux, Francis Menut, à l’époque directeur de la Fnac de Clermont, qui cherchait quelqu’un pour un remplacement sur le poste de responsable communication. Il me l’a offert et m’a laissé me débrouiller toute seule. Je me suis totalement éclatée durant l’année que j’ai passée dans cette entreprise. Mais les remplacements ne durent qu’un temps…et je suis partie pour d’autres postes de communication, ailleurs. Cependant, j’avais fait beaucoup de relations presse à la Fnac et j’ai toujours cherché à en faire beaucoup par la suite. Jusqu’au jour où j’ai eu le courage de me lancer à mon compte.

Qu’est ce qui vous a donné envie de faire ce métier?
La publicité s’est révélée être un monde trop superficiel pour que je m’y épanouisse. Je n’aime pas tricher. Les journalistes sont exigeants, ils ont besoin d’informations (des choses réelles et vérifiées), et cela m’intéressait. D’autre part, j’aime partager mes coups de cœur, ai besoin d’échanger des points de vue et apprécie de rendre service. Les relations presse sont un peu tout cela. Essayer de faciliter le travail du journaliste, rendre attractif ce qu’une entreprise propose, trouver l’angle qui peu intéresser un lectorat, donc un journaliste.

Pouvez vous décrire une journée type?
J’arrive tôt à mon bureau : vers 8h. mon début de matinée est souvent consacré à l’écriture et à la recherche documentaire. Puis je prends contact avec les medias, envoie des mails, réponds aux demandes. Je vais aussi aux rendez-vous que j’ai pris entre les journalistes et les personnes pour qui je travaille, afin d’être sur place s’il y a un problème ou que le journaliste n’a pas toutes les informations qu’il souhaite.

Que préférez vous dans votre métier? Quel est l’aspect que vous aimez le moins?
Il y a deux choses que j’affectionne tout particulièrement : la découverte du “produit” dont j’aurai la charge, et le moment où je le fais découvrir à autrui, où je lui “apprends” à l’aimer aussi.
Ce que j’aime le moins ? Si mon client croit que le journaliste est à mon service alors que c’est moi qui suis au sien. Dans les relations presse, tout est affaire d’écoute et de confiance mutuelle. Je n’ai rien à attendre, mais tout à espérer. Si je suis détendue, je peux me laisser aller à ma passion et la transmettre. Si je suis angoissée, j’ai plus de difficultés à intéresser mon interlocuteur.

Que pensez vous de l’évolution de la communication et de votre métier en particulier ?
Je crois en la communication “vraie”. Il faut savoir freiner le temps et travailler à long terme, arrêter de faire pour tout de suite. Cela ne veut pas dire ne pas aller vite, mais cela signifie faire pour aujourd’hui, mais aussi pour demain et après-demain. Les moyens de transmission de l’information qui sont ceux de notre époque nous permettent de transmettre l’information plus vite, alors il faut en profiter non pour en transmettre plus, mais pour en transmettre une meilleure. Nous vivons une époque où il y a énormément de communication. On ne peut pas tout avaler : les chaînes de TV, la presse, la radio, le web, les textos, le téléphone fixe, le portable, le bouche à oreille, … Ce n’est humainement plus possible. Je crois en une communication plus sélective, plus personnelle, plus crédible, plus humaine, moins pressante.

Quel est votre meilleur souvenir ?
La première fois qu’un journaliste m’a dit “merci” et la première fois qu’un client m’a renouvelé mon contrat. J’aime avoir le sentiment du travail bien fait. Rien n’est plus réjouissant que lorsque le journaliste est heureux de son reportage, de sa rencontre : alors son “papier” est bon, mon client est content et moi ? je suis heureuse ! Facile le bonheur !

Quel(s) conseil(s) donneriez vous à un jeune qui se lance dans le métier?
D’être exigeant vis-à-vis de lui-même. De ne pas balancer d’information non vérifiée, ou de le signaler. Je lui conseillerais aussi d’être humble, de ne jamais oublier qu’il n’est qu’un trait d’union, que les journalistes sont des gens sur-sollicités, qui n’ont qu’une tête, un clavier, deux mains et un nombre limité de signes pour s’exprimer (ou que quelques minutes de temps d’antenne). Je lui conseillerais enfin d’être positif, optimiste, passionné, persévérant et patient. Et puis, enfin, de ne pas se faire trop d’illusions : l’attaché de presse parfait n’existe pas, on ne peut pas avoir toutes ces qualités à la fois. Mais on peut toujours essayer…

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Pouvez vous vous présenter ?
Je m’appelle Patrice Campo, j’ai 38 ans, je suis originaire de Lyon et je travaille au journal La Montagne depuis une douzaine d’années et je suis à la rubrique Football depuis trois ans.

Quel est votre parcours ?
J’ai fait des études d’économie jusqu’en Maîtrise et ensuite j’ai attaqué sur le tas avec des petits contrats à La Montagne et j’ai également fait un contrat de qualification au journal avec une formation en alternance dans une école de journalisme à Paris.

Qu’est ce qui vous a donné envie de faire ce métier ?
Depuis que je suis ado j’ai envie de faire ce métier, j’avais l’impression que cela me permettrait de voyager, de connaître du monde sans cesse, de ne jamais travailler avec les mêmes personnes, de ne pas avoir d’horaires fixes parce que j’ai horreur de ça! Je suis à l’écoute des gens, je suis curieux donc je crois que c’était assez lié à ce métier et après il s’est trouvé que j’ai eu une opportunité pour couvrir le football, ce que je n’ai pas fait au début. Le football est une de mes passions, donc je concilie deux choses importantes.

Pouvez vous décrire votre journée type ?
Justement comme je disais tout à l’heure, je n’ai pas d’horaires donc je n’ai pas trop de journée type. En semaine, c’est plutôt des horaires en journée, je viens aux entraînements, je travaille essentiellement l’après midi pour passer des coups de fil, se renseigner à droite à gauche et puis le week-end c’est la couverture des matchs, c’est essentiellement le soir. C’est un peu plus tranquille si les matchs sont à domicile et les journées sont à rallonge quand les matchs sont à l’extérieur puisqu’il faut faire les déplacements.

Vous vous occupez essentiellement du Clermont Foot ?
Oui le Clermont Foot, nous sommes deux au journal sur la rubrique football. On fait le Clermont Foot mais aussi le championnat de CFA, CFA2 et également la DH, je passe les dimanches après midi à couvrir des matchs de Division d’Honneur aussi ce qui est très bien !

Que préférez vous dans votre métier ?
Le contact avec les gens, rencontrer des gens. Avant quand je faisais de l’information locale, j’allais voir des hommes politiques, des policiers, toute sorte de gens, des gens dans des associations. Maintenant c’est un petit peu moins varié puisque je vois essentiellement des gens dans le milieu du football mais entre le football pro et le football amateur il y a plein de gens différents, c’est très intéressant, c’est ce contact là qui me plaît. Comme on dit toujours dans notre métier, si on n’avait pas à écrire, on ferait un métier formidable puisque le plus important est le contact, voir des matchs, voir des gens et après il faut écrire c’est un peu plus compliqué mais ça se fait bien aussi !

Que pensez vous de l’évolution du journalisme et de votre média en particulier ?
Alors on dit depuis longtemps que la presse écrite est vouée à disparaître avec l’avènement d’Internet. J’entends cela depuis que je suis dans le métier, depuis dix-douze ans, pour l’instant ce n’est pas le cas. C’est sûr qu’on s’oriente vers d’autres types de média, mais en fait l’écrit, même via Internet, reste important. Pour moi c’est plutôt une bonne chose, je ne suis pas trop à l’aise dans les autres médias. Quant à l’évolution du journalisme, au niveau de la couverture du football par exemple, c’est de plus en plus compliqué étant donné que c’est de plus en plus encadré. Heureusement il reste des clubs très abordables comme le Clermont Foot ou comme Lyon aussi que l’on a eu à couvrir pour la Coupe de France, qui est très abordable malgré son statut. En revanche il y en a d’autres où c’est beaucoup plus compliqué, on l’a vu à Monaco. Et puis même le Clermont Foot, quand le professionnalisme arrive c’est un peu plus compliqué, c’est un peu plus encadré donc c’est parfois plus artificiel mais on essaie quand même de s’adapter, de sortir des choses un peu originales !

Quel est votre meilleur souvenir ?
Jusqu’à présent, la montée en Ligue 2. Cela faisait six mois que j’étais à la rubrique football, c’était un très gros événement pour le club. L’exploit du PSG, je l’avais vécu en tant que spectateur. En tant que journaliste c’est vraiment la montée en Ligue 2, c’était vraiment une grande soirée. Après il y a eu Lyon aussi mais c’était un peu différent. Je pense que la montée est mon meilleur souvenir !

Quels conseils donneriez vous à un ou une future journaliste ?
De persévérer parce qu’il n’est pas simple de percer dans ce métier, de s’accrocher et avant tout d’essayer de débuter dans le métier quelle que soit la tâche. En ce qui me concerne je n’ai pas commencé dans le football, j’ai commencé par faire de la locale mais quand on a un pied dans le métier et qu’on y est après on finit souvent par obtenir ce que l’on veut !

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